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Tests

 | Il était une fois... |
| Prince of Persia | | 09/12/2008 @ 20:28:23 - Par Prayer |
Après la trilogie des sables du temps, le Prince de Perse nous revient différent, mais toujours aussi casse-cou...
| Le jeu étant quasi-identique sur les différentes consoles, les tests le sont également.
On peut dire qu'après une trilogie quasi-parfaite, les équipes d'Ubisoft avaient pas mal de boulot pour tenter d'égaler les épisodes précédents sur les nouvelles consoles de salon. Et ils n’avaient pas intérêt à se louper, parce que tous les fans l'attendaient de pied ferme ce nouvel épisode. Pour ma part, je n’ai pas été déçu, et je m'en vais vous dire pourquoi !
Un prince maudit...
Prince of Persia a toujours été le théâtre de catastrophe cosmique invraisemblable (libération des sables du temps, Némésis personnel, ...), et cet épisode n'échappe pas à la règle. L'aventure commence lorsqu'on retrouve notre pince perdu dans le désert, au beau milieu d'une tempête de sable, et à la recherche de son âne (qui au passage est chargée d'or récupéré lors de sa dernière aventure). Il se retrouve alors dans un canyon dans lequel il va rencontrer sa partenaire qui nous suivra tout au long du jeu, j'ai nommé Elika. Cette dernière est la princesse de la région, et comme d'habitude, est pourchassée par les vilains gardes du royaume... Bien entendu, le prince ne peut pas s'empêcher de suivre la demoiselle jusqu'a un temple, surplombé d'un arbre géant. Vous ne savez pas vraiment pourquoi, mais vous rendez un petit service à Elika, service qui se transforme alors en désastre ! Après quelques petites acrobaties, on se retrouve dans le fameux temple à être témoin de la libération malencontreuse par le père d'Elika d'un Dieu maléfique, comme par hasard retenu prisonnier depuis des millénaire dans le temple...
Vous allez me dire "ouais scénar bateau quoi !". Alors oui, le scénario est un peu simpliste mais ce n'est pas vraiment l'objet de ce jeu, dont les forces reposent sur bien d'autres points.
Bref, le Dieu du mal ainsi que ses sinistres sbires étant dehors et ayant corrompus les terres, le prince décide de prêter main forte à la princesse afin de les purifier... Vous l’aurez compris, l’aventure sera basée sur le thème de « la lumière contre les ténèbres », puisqu’à chaque purification, on passe d’un monde sombre et monochrome à un monde brillant et coloré.
Et c'est là que les choses deviennent intéressantes au niveau du gameplay.
Un Prince stylé !
Stylisé est plutôt le mot ! Les équipes d'Ubisoft ont fait le pari de ne pas utiliser un rendu 3D au sens traditionnel du terme, mais plutôt un rendu façon Okami, avec les textures crayonnées, ce qui donne l'illusion d'un dessin sur papier qui s'animerait par magie. Au départ sceptique sur ce nouveau style graphique, j'ai été agréablement surpris de la qualité du rendu, qui au final se révèle être un parfait atout pour le jeu, renforçant l'immersion au sein de l'univers. Comme expliqué par les développeurs, le jeu se veut enchanteur, dans l'univers des milles et une nuits, et ce nouvel aspect graphique censé renforcer cette impression y parvient avec brio.
Il est vrai que les décors sont tout simplement somptueux, avec un degré de détails assez impressionnant, ainsi qu'une profondeur de champ tout aussi énorme.
Un Prince acrobate !
Qui dit Prince of Persia dit acrobaties en tout genre : marcher sur les murs, grimper sur les rochers, j’en passe et des meilleures. A l’époque du troisième opus des sables du temps, on avait une blague avec certains membres de la rédac qui voulait que vu notre vision des choses et l’évolution des possibilités des épisodes de Prince of Persia, on finirait par marcher sur les plafonds ! Ca nous faisait marrer y’a quelques années, et c’était juste pour déconner. Alors soit Ubisoft avait les mêmes blagues que nous soit ils nous ont piqué l’idée, puisqu’ effectivement, une des nouvelles prouesses est de pouvoir « marcher » sur les plafonds entre deux poutres. Troublant mais pas étonnant, c’était la seule chose qui manquait à l’arsenal des mouvements…
Et c’est à cet instant du test que je vais vous faire part des point qui vont décevoir le plus grand nombre : on ne peut pas mourir dans ce Prince of Persia. Non, désolé, vous ne verrez jamais un seul « GAME OVER » s’afficher sur votre écran. Alors ok, c’est assez désolant pour un hardcore gamer moyen et une joie pour les casuals. Mais plus sérieusement, c’est pas franchement lourd et frustrant de devoir recharger sa partie 10 fois pour passer un secteur ?
Cet aspect de « jeu facile » se traduit aussi par la non présence d’ennemis autres que les boss. D’ailleurs les combats se déroulent plus par QTE que par véritable combat dans lesquels ont doit faire preuve de stratégie pour en venir à bout. Vraiment dommage.
La récolte des sphères de lumières est quand à elle assez amusante, au début… Nécessaire pour débloquer les pouvoirs permettant de continuer l’aventure (environ 50% de la totalité des sphères), ça en devient limite chiant à un moment, car la tâche est répétitive, et la seule motivation reste l’obtention du succès/trophée qui au final n’apporte rien à part une satisfaction personnelle. Bref, ce que de nombreuses personnes appellent barbarement « l’Assassin’s Creedation » de Prince of Persia.
Malgré un monde totalement ouvert et sans temps de chargement (assez rare pour être souligné ici), pas mal de personnes crachent ouvertement sur ce titre d’Ubisoft, prenant pour argument principal sa répétitivité (tout comme Assassin’s Creed, l’équipe de Montréal ayant produit les deux titres), et le fait d’aller du point A au point B sans n’avoir rien à faire à côté.
Ce à quoi je répondrais qu’il faut quand même pas déconner ! Pour l’exemple, Shadow of the Colossus, jeu innovant par son concept artistique et sa totale immersion une fois lancée dans l’aventure, qui plus est encensé par la critique, n’avait au final pour objectif que d’aller au point A, buter un colosse, aller au point B pour rebuter un colosse, et ainsi de suite ! Ca n’empêche pas que se soit un des meilleurs titres auxquels j’ai joué ces dernières années, et je ne suis pas le seul à le penser.
Côté durée de vie, pour plier le jeu entièrement, c'est-à-dire trouver les 1001 sphères, déclencher tous les dialogues et faire le tour de tous les environnements, il faudra dans les 15-16 heures de jeu. Bien entendu, si on trace sans apprécier à sa juste valeur le titre, il peut être terminé en moins de 12 heures (si on se base sur les succès/trophées à débloquer).
Un Prince musical
Dans ce genre de jeu, la bande son joue souvent un rôle important dans les sentiments et les émotions véhiculées par les personnages. Etant entièrement localisé en français, nous avons droit à un doublage en français, avec des voix…perfectibles. Attention, ça ne veut en rien dire qu’elles sont ratées ! Elles sont plutôt bonnes et collent bien aux personnages, surtout celle d’Elika que j’ai particulièrement appréciée. Le Prince n’est pas mal dans son genre non plus, le ton employé est parfait pour les blagues plus que vaseuses qu’il sort à tout bout de champs. C’est moins le cas pour les rares phases de discussions sérieuses. Dommage.
La bonne surprise vient de la BO en elle-même, réduit à sa plus simple expression : les sonorités des l’environnements, alors que de temps à autre se lance le thème principal. Mélodieux à souhait, ce thème nous rappelle que oui, nous jouons à un Prince of Persia.
La fin du jeu, sans spoiler aucun, m’a vraiment surpris. Quand au plan final, magnifique ! Malheureusement, aucune suite directe n’est à attendre sur les consoles de salon, pour connaître le fin mot de l’histoire, il faudra se tourner vers les portables…

 | Si vous aimez les univers colorés et enchanteurs, avec une forte immersion, alors ce jeu est pour vous. Radicalement différent de ses prédécesseurs, ce nouveau Prince of Persia fera sûrement le bonheur de nombreux joueurs, et ce malgré une relative facilité. Un titre sur lequel j’ai trippé ! |
 |  | - Graphismes magnifiques - Le renouveau de la série - Enchanteur à souhait - Elika <3
| - Scénario un peu bidon - Répétitif - Pas de challenge - Trop facile
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Fiche
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