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Nero Burning Room !


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XBOX 360 Devil May Cry 4
28/08/2008 @ 16:42:37 - Par Prayer

Si je vous dis Devil May Cry, la première image qui vous vient à l'esprit est sans aucun doute un grand gars aux cheveux blanc, une épée et des flingues, et un nom : Dante ! Vous n'avez pas entièrement tort...

Le jeu étant quasi-identique sur les différentes consoles, les tests le sont également.

Une histoire d'installation et de multi-plateforme

Pour la petite histoire, il faut savoir que Devil May Cry 4 est disponible sur deux consoles : PlayStation 3 et XBOX 360. Jusque là, rien d'anormal, c'est la stratégie du moment. Etant l'heureux possesseur de la version PS3, la surprise est venue lors du premier lancement. Anecdote, j'arrive à récupérer une version collector dans une enseigne au logo bleu malgré le fait qu'on me dise partout "désolé fallait la réserver". Je rentre chez moi tout content de ma nouvelle acquisition, et c'est le drame : au lieu d'allumer la console immédiatement, je pose nonchalemment le jeu sur la table et prépare à manger... J'ai compris ma douleur peu de temps après, quand je me suis aperçu qu'une installation d'une partie du jeu est nécessaire. Ca va aller vite, ou pas ! Pas moins d'une vingtaine de minutes sont requises.

Là où le bât blesse, c'est que les deux versions sont identiques (à peu de choses près), et que la version 360 n'a aucunement besoin d'installation. Sur le coup, j'étais un peu blasé, sur 360, tu mets le disque et tu joues ! Point barre ! Bon il y a toujours l'excuse des temps de chargement, plus réduit sur un DVD que sur un Blu-Ray et qu'à supports différents, méthodes différentes, mais quand même...

Une histoire de Style

Alors que tout le monde s'attendait à jouer Dante dans ce nouvel opus, on se retrouve avec un nouveau protagoniste : Nero. Et franchement, je ne pense pas qu'on y perde au change. De plus, la possibilité de jouer Dante s'offre à nous vers le milieu de l'histoire.

Et puisqu'on parle personnages, voici un petit descriptif non exhaustif des principaux :

Nero, personnage principal, est membre des Chevaliers Sacrés de l'Ordre de l'Epée, ordre religieux vénèrant Sparda et protégeant le monde contre les démons. De part sa nature rebelle, Nero execute des missions très particulières, toujours en solo.

Kyrie, amie d'enfance et bien aimée de Nero, est la soeur de Credo, Général Suprême des Chevaliers Sacrés. L'amour entre Nero et Kyrie est un des points forts autour duquel se base le scénario.

Sanctus, leader de l'Ordre de l'Epée, est une sorte de Pape pour le culte de Sparda.

Dante, célèbre chasseur de démons et fils de Sparda.




Une histoire de Démons

Le jeu démarre sur une scène montrant Nero courant vers l'église de l'Ordre et arrive au moment où Kyrie, sa bien aimée, fini de chanter. La cérémonie est coupée court quand Dante fait irruption dans la salle et tue froidement Sanctus, grand prêtre de l'Ordre.

S'en suit alors un combat entre Dante et Nero, dont le bras platré s'éveille, révélant un bras démoniaque, le Devil Bringer. Dante s'échappe, la ville de Fortuna est en proie aux démons, et Nero est chargé de traquer ce dernier. Cependant, certains faits troublant vont le décider à tirer tout ça au clair...

Je n'en dévoilerais pas plus sur le scénario qui ma foi, m'a plu au plus haut point. Certains le trouveront peut-être gnan-gnan sur quelques points, mais moi, j'ai aimé !

Dès les premiers trailer (et plus particulièrement celui du TGS 2007), j'étais persuadé d'apprécier à sa juste valeur ce nouvel opus. Le scénario m'avait paru alors plus sombre qu'à la normale (ce qui s'est révélé être vrai, mais pas autant que je l'espérais), et l'apparition d'un nouveau héros ne pouvait faire que du bien en apportant un certain renouveau à la série.

Je l'accorde, ça reste du grand classique et forcément, à un moment ou à un autre, un grand sadique voudra à tout prix conquérir le monde, et notre devoir est de l'arrêter tant bien que mal.



Une histoire de Gameplay

L'arrivée de Nero est au final une très bonne chose. Capcom ose des modifications de gameplay assez conséquente qui rendent ce Devil May Cry on ne peut plus jouissif, notamment notre nouveau joujou : le Devil Bringer.

Il ne faut pas se voiler la face, God of War y est pour beaucoup, puisque les choppes, c'est tout nouveau, et ça fait du bien ! Déjà que les combats étaient nerveux et les combos monstrueux dans les épisodes précédents, l'arrivée de cette nouvelle aptitude ne fait que décupler les possibilités de finish move. De plus, l'épée de Nero offre la possibilité de charger sa puissance afin de sortir quelques techniques dévastatrices, les techniques "Exceed". Une des aptitudes à débloquer servant à remplir les jauges si on a un bon timing après avoir effectué une attaque (pression sur une gachette).

Et s'il n'y avait que ça... Les Boss... LES BOSS !

Non mais sérieusement, je n'avais pas vu de Boss aussi gigantesque depuis God of War ou Shadow of the Colossus. Impresionnant ! Ok, tout le monde a vu les vidéo ou testé la démo durant laquelle on se bat contre Bérial, le boss de flammes. En le voyant on se dit "ah ouais quand même, il est énorme". Vous n'avez encore rien vu ! Plus on avance, plus les boss de fin de séquence sont grand, un des derniers boss constituant à lui seul un niveau COMPLET tellement les développeurs ont vu... grand ! C'est bien le mot.



D'ailleurs, un point sur l'obtention des pouvoirs. A chaque fin de niveau, un nombre d'âmes fières nous est attribuée suivant notre résultat. Ces âmes sont utilisables avant de commencer un niveau (ou ingame via les statues). Et quelque chose m'a frappé, on peut récupérer ses âmes à la condition de rendre le pouvoir. Loin de moi l'idée de critiquer ce choix, mais dans God of War (pour encore le citer), les orbes ne sont pas remboursables... D'un côté, c'est une bonne idée, si on galère sur un boss, suffit de prendre les pouvoirs qui vont bien !

Jusqu'ici, quasiment aucune ombre au tableau. Ah oui, en parlant d'ombres. Un certain environnement (la jungle) ne fait pas la part belles aux ombres, inexistantes voir totalement ratées. Dommage, les autres environnements étant pourtant ultra détaillés, poussés graphiquement. Tout est niquel, décors, éléments naturels, ombres, avec un soin particulier apporté sur la gestion des lumières et l'ambiance générale, qui fait qu'on se sent plongé dans l'univers. Le tout en HD 720P s'il vous plaît !

J'annonce, j'aime pas finir sur une note négative, mais occulter cette partie ne serait pas fair-play. Lors du passage de Nero à Dante vers le milieu du jeu, on doit tout simplement... refaire le jeu à l'envers ! Clairement abusé, ce manque de créativité m'a franchement déçu sur le moment. De plus, les boss précédemment vaincu refont surface pour un deuxième round.



Oui, j'ai bien dit deuxième, car comme tout Devil May Cry, ces derniers doivent ENCORE une fois être vaincu lors du dernier niveau menant au boss de fin. Pour résumer, 3 fois les mêmes boss, ça gave !

De plus, le fait de switcher de personnage en plein milieu de l'aventure n'est pas sans séquelles. On s'habitue à Nero, puis on doit s'adapter à Dante, le passage entre les deux n'étant pas facilité.
Autant au départ, toutes les commandes nous sont expliquées, autant là, c'est la grande découverte ! Pas de tutorial, rien.
Cependant, il nous revient avec le système de Style de combat de Devil May Cry 3. Nouveauté : la possibilité de changer de Style, alternant Swordmaster, Gunslinger, Trickster et Royal Gard à la volée pour sortir des combos bien violent, et de nouvelles armes telles que la valise Pandora, pouvant à loisir se transformer en arc, lance roquettes, canon laser et autres joyeusetées. Affrontements dynamiques en perspective...

Bien entendu, une fois le jeu terminé s'ouvre à nous de nouveaux modes de difficultés (Humain, Fils de Sparda, Dante Must Die et Heaven or Hell) ainsi que le Palais Sanglant, aux niveaux illimités et à la courbe de progression exponentielle, qui vous fera encore vibrer de nombreuses heures.

Verdict
Note : 9/10
Devil May Cry 4 est une valeur sure pour nos consoles nouvelle génération. Graphiquement, on se prends une claque, du renouveau dans le gameplay et dans ses personnages, pas le temps de s'ennuyer. Techniquement parlant irréprochable. Si vous aimez les Beat'Em-Up nerveux ou que vous êtes un fan de la série, foncez ! Je ne peux QUE vous le recommander.

Les PlusLes Moins
- Toujours aussi nerveux
- Renouveau du gameplay (Devil Bringer)
- Graphiquement somptueux
- Des Boss épiques !
- L'installation de 20 minutes
- Revenir en arrière avec Dante
- Passage de Nero à Dante difficile
- Refaire 3 fois les Boss

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Fiche


60

Développeur :
Capcom

Editeur :
Capcom

Distributeur :
Nobilis



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